À toi, mon ami,
par Brigitte Marleau
Ce que j’ai lu ce matin m’a rendue un peu triste
Et pourtant, je sais très bien que la vie est un risque.
Que la naissance avec elle nous apporte comme présent
La mort ou la vie éternelle… si on est croyant.
Vivre, c’est accepté cette fatalité,
C’est du moins devoir la tolérer.
Mais collée au pied du mur, je vous assure, je ne suis plus sûre.
Serais-je courageuse quand passera l’orage?
Ou serais-je malheureuse, remplie de rage?
Quand la porte de fer se trouvera devant moi,
Et que la route derrière moi se dérobera sous mes pas.
Que rebrousser chemin sera impossible,
Qu’il faudra faire face, que je serai la cible.
Alors, éprouverais-je encore cette émotion de tristesse?
Ou aurais-je gagné avec le temps un peu en sagesse ?
Car le temps, ce fidèle allié,
Finira pour moi, finira par me quitter.
Je ne lui en voudrai pas,
Il aura été là.
Le temps d’un instant, le temps d’un moment.
Mais quand la mort flirte avec toi mon ami.
Je me sens triste, anéantie.
Comme en ce matin du 10 janvier,
Ou je n’aurais fait que pleurer.
Je n’ai pas le goût de te dire au revoir,
Je n’ai pas le goût, je vis d’espoir.
Je n’ai plus le goût de rien,
Pourtant, c’était un beau matin.
Je sais que les émotions,
Sont comme des collines à l’horizon.
Je finis essoufflée par les surmonter
Ensuite, je dois redescendre pour continuer de cheminer.
La vie est un parcours à obstacles.
Nous sommes les acteurs,
Nous donnons le spectacle.
C’est tout un labeur.
Nous poursuivons même blessés,
Jusqu’à la tombée du rideau,
Nous poursuivons même épuisés,
Jusqu’à la fin du show.

C’est magnifique…
Merci Marion !